L’art en guerre

01/17/2013

Le visiteur entre dans l’exposition du musée d’art moderne de la ville de Paris par une installation surréaliste de 1938 ( en partie représentée par des photos) et où 1200 sacs de charbon sont suspendus au plafond : noire prémonition de la montée du nazisme.
On quitte Duchamp et Breton pour découvrir l’imagerie de la propagande pétainiste et on comprend là que la liberté d’expression artistique n’est plus à l’ordre du jour !
Des camps d’internement français et allemands , les artistes prisonniers ( juifs et dissidents) ne cesseront de produire et témoigner à travers d’oeuvres magnifiquement justes et terrifiantes : Max Ernst, Hans Bellemer, Félix Nussbaum, Horst Rosenthal, et de nombreux anonymes…A l’extérieur des camps, la vie artistique reste le plus souvent clandestine, Picasso reclus dans son atelier exécutera de nombreux chefs d’oeuvre; des artistes comme Matisse, Braque, Bonnard s’éloigneront du Paris occupé.

L’exposition se termine (la guerre est finie) sur les oeuvres « brutes » de Dubuffet et Chaissac, et les petites sculptures de Giacometti.

PS : Expo à voir absolument

L'aubade Picasso 1942

L’aubade
Picasso 1942